L’appauvrissement des classes populaires conjugué à une “surproduction d’élites” accumulant richesses et pouvoir finit par engendrer un effondrement (French)
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La défiance, les coups de griffe aux contre-pouvoirs, les crises économiques tout comme l’accaparement des richesses par les plus puissants érodent les démocraties, écrit Marie Charrel, journaliste au « Monde », dans sa chronique.
Qu’est-ce qui tue les démocraties ? Le lent poison de la défiance et les coups de griffe répétés aux contre-pouvoirs. L’affaiblissement des normes par lesquelles les sociétés tiennent : le respect de l’autre et de sa liberté de pensée, le désir de vivre ensemble, la légitimité des gouvernants. Les crises économiques, encore, qui siphonnent les classes moyennes, cassent les services publics et gonflent les rancœurs. Sans oublier les semeurs de haine, toujours aux aguets, attisant les passions mauvaises – à commencer par la xénophobie. Et puis l’argent, lorsqu’il est excessivement accaparé par un petit nombre au détriment du collectif.